La Tribune - Toutes les solutions pour trouver des liquidités

publié le 20 sept. 2009 à 01:58 par A Scanff   [ mis à jour : 20 sept. 2009 à 02:00 ]

Si vous avez besoin de liquidités, piochez dans vos livrets et votre assurance-vie, avant d'explorer la piste crédit.


C'est la rentrée : après des vacances qui ont laissé quelques traces sur votre compte bancaire, il faut faire face aux dépenses de rentrée des enfants et au dernier tiers provisionnel… Si vous êtes un peu juste sur votre compte en banque, voire carrément dans le rouge, pas de panique, deux solutions s'offrent à vous pour le faire repasser dans le vert : d'abord puiser dans vos livrets et placements à court terme, ensuite emprunter malin.

Dans la foulée de la baisse des taux du livret A — passés de 4 % à 1,75 % en mai, puis à 1,25 % le 1er août — les rendements des livrets défiscalisés et des « super livrets » des banques ont fondu. Aujourd'hui, mises à part quelques offres promotionnelles encore intéressantes tels le livret Épargne Orange chez ING Direct qui vous garantit 3,5 % brut jusqu'à la fin de l'année ou le livret d'épargne BinckBank à 3 % brut, la plupart des livrets ne versent plus grand-chose. Mieux vaut donc les vider, y compris votre livret A et de Développement durable (ex-Codevi), dont le taux est lui aussi tombé à 1,25 %. Ou encore votre CEL, dont le taux est ramené à un piteux 0,75 %.

"Rachat" ou prêt

Pensez ensuite à votre assu- rance-vie. Vous disposez de deux possibilités pour récupérer de la trésorerie : un retrait d'argent de votre contrat — souvent dénommé « rachat » — ou une avance demandée à votre assureur. Dans le premier cas, vous retirez une partie de l'argent que vous avez déposé : vous réduisez donc le montant qui est placé, sans plus. Attention, les plus-values sont fiscalisées : 35 % en cas de retrait avant quatre ans de détention, 15 % entre quatre et huit ans, 7,5 % après huit ans de détention.

Dans le deuxième cas, aucune fiscalité n'est perçue puisqu'il s'agit d'un prêt que vous consent votre assureur : les taux se situent autour de 5 % à 6 %. Attention, les avances ne peuvent dépasser 80 % de l'épargne investie pour les contrats en euros et 60 % pour les unités de compte. Mais contrairement à un retrait, l'argent est destiné à revenir sur le contrat : le délai maximum de remboursement est en effet de trois ans.


Saison favorable

Reste une dernière piste, si vous n'arrivez toujours pas à joindre les deux bouts : jouer sur le crédit (lire ci-dessous et ci-contre). Soit en jonglant avec le revolving (qui vous coûtera entre 18 % et 21 %), soit en souscrivant un crédit à court terme de trésorerie, c'est-à-dire un prêt personnel non affecté (entre 4 % et 9 %), ou un prêt à la consommation (entre 4 % et 9 % aussi), seul moyen pour faire face à une dépense plus importante. Bonne nouvelle : la saison est favorable car les banques font des « promotions de rentrée ». C'est le cas chez BNP Paribas qui affiche un prêt personnel « spécial rentrée » jusqu'au 3 octobre à un taux effectif global (TEG) de 3,90 % pour un prêt de 4.000 à 6.000 euros sur 12 mois. À comparer avec une offre « Provisio », une réserve d'argent disponible, avec 0 euro à rembourser pendant trois mois… mais des TEG de 13,21 % à 17,51 % !


http://www.latribune.fr/vos-finances/dossier/20090918trib000422713/toutes-les-solutions-pour-trouver-des-liquidites.html

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